Aurelien Grudzien

Le calme avant la tempête.
Saisissant, angoissant, fascinant.
De sa jeunesse passé à explorer les fonds sous-marins, Aurélien Grudzien grandit avec une intime
intuition de cette relation essentielle entre les profondeurs marines et terrestres d’une part, et
l’immensité céleste.
Ces premières oeuvres à l’age de 20 ans saisisse New-York, cette ville, ses buildings, ses
sommets, son ciel, puis plus rien d’autre que ce ciel ou se reflète toute l’histoire de la terre.
Car ce ciel, Grudzien le retrouve dans la terre, dans la matière brute du ciment, dans l’attraction la
plus extrême.
Pourquoi?
Peut-être parce que cette matière, si austère, si vraie, ne se donne jamais en un seul bloc.
Si elle se livre, c’est au prix de ses fissures, ses craquelures, de ses accidents de la vie.
Aurélien Grudzien joue avec le ciment comme il se plait à le dire.
En ce fabriquant ces propres outils, sa main dirige, parfois dompte cette matière afin de lui
donner une nouvelle vie.
Faire ressentir cette force, ce mouvement, cette énergie des éléments, ce calme avant la tempête.
Prendre le spectateur par la main et l’emmener faire un voyage dans les entrailles de la matière,
c’est pour Grudzien la possibilité de créer le doute.
Faire ressentir que dans ce tumulte sombre, parfois de nos vies, l’espoir renait pour celui qui sait
le voir.
Sentiment humain fondamental mêlant le tragique et l’extase.